DOC publie les résultats d’un sondage sur l’impact de la COVID-19

DOC publie les résultats d’un sondage sur l’impact de la COVID-19

3 juin 2020 - Les résultats du sondage dévoilés aujourd’hui par l’Association des documentaristes du Canada (DOC) démontrent que les impacts de la COVID-19 ont provoqué l’aggravation de la vulnérabilité des travailleurs du secteur du documentaire canadien.

Comme l’a exprimé un des répondants au sondage : « La COVID a fait ressortir les côtés les plus durs et injustes de notre société dans d’autres secteurs et notre industrie connait le même sort. Nous sommes tellement nombreux à être constamment sous-payés pour notre travail et laissés dans un état de stress invivable. »

Conduit à la mi-avril, ce sondage dresse le portrait des impacts qualitatifs et quantitatifs de la COVID-19 sur les travailleurs de la communauté documentaire, un secteur qui souffre déjà de la baisse de production résultant des bouleversements et du fractionnement du marché actuel.

« Ce sondage met en lumière le cortège d’incertitudes et l’inconnu auquel font face les cinéastes documentaristes qui se demandent quand et comment ils pourront reprendre leurs productions, » a déclaré Michelle van Beusekom, directrice générale de DOC. « Alors que les aides d’urgence gouvernementales ont pu aider à un certain degré à limiter les impacts immédiats des contrats annulés et des productions interrompues, il apparaît clairement que la COVID-19 aura des impacts sur le très long terme pour notre secteur et sur la manière dont les documentaires sont produits. » 

DOC utilisera les résultats de ce sondage pour mettre en lumière les défis auxquels le secteur documentaire doit faire face dans ses discussions avec les financeurs et les décideurs et pour diffuser l’information sur les soutiens particuliers offerts à ses membres.

 

FAITS SAILLANTS :

  • 172 personnes ont complété ce sondage : 145 personnes de langue anglaise et 27 de langue française ;
  • Les répondants provenaient de 8 des 10 provinces et de 2 des 3 territoires ;
  • Les répondants étaient largement représentatifs sur le plan du genre et de la diversité culturelle.
  • Une vaste majorité des répondants (74 %) a déclaré tirer au moins 50 % de ses revenus de son travail dans le secteur documentaire et la majorité a indiqué y travailler depuis plus de 15 ans.

 

Impacts sur les Producteurs/réalisateurs

  • Sans surprise, le sondage révèle un haut niveau d’incertitude sur les projets en cours. Pour les projets identifiés comme étant essentiels à leurs moyens de subsistance, 49 % des répondants ont indiqué que leurs projets avaient été repoussés à une date inconnue et 51 % ont affirmé qu’ils ne sont actuellement pas en mesure de quantifier les pertes causées par la COVID-19.

Impacts sur les pigistes

  • Les répondants à cette section effectuent un large éventail d’emplois temporaires dans le secteur documentaire et 66 d’entre eux ont indiqué avoir de 1 à 5 contrats en place avant le début de la pandémie.
  • 54 personnes nous ont fourni des informations financières sur les contrats reportés pour la période du 15 mars au 15 juin dont la valeur totale s’élève à 806 800 $.
  • 41 personnes nous ont donné des informations financières sur ces mêmes contrats programmés pour la période du 15 juin au 30 septembre d’une valeur totale de 789 800 $.
  • Nous avons demandé des informations sur la valeur des contrats signés pour un travail prévu après le 15 juin. Seulement 24 personnes ont déclaré avoir signé un contrat pour cette période, ce qui est révélateur des délais très courts de prévision des contrats dans le secteur documentaire. Un des répondants nous souligne : « Vous focalisez seulement sur les contrats signés, mais j’avais plusieurs projets en phase de négociation qui ont été purement et simplement annulés. »

Impacts qualitatifs et perspectives

  • Les répondants ont mentionné plusieurs impacts immédiats affectant des projets en cours, dont les planifications, les budgets, les liquidités, les déficits, la disponibilité des équipes, les dates de tombées et les plans de sorties.
  • Les restrictions de déplacements, l’exclusion de la COVID des polices d’assurance et l’augmentation anticipée des coûts de production causée par les nouvelles mesures préventives et protocoles de sécurité à appliquer font également partie des principales préoccupations face à la reprise.
  • Plusieurs ont évoqué le climat d’incertitude auquel ils font face, notamment la viabilité de leurs projets ; la stabilité de leurs engagements actuels ; et les perturbations de leur stratégie de distribution et des plans de sortie.
  • Les répondants ont identifié une panoplie de mesures financières concrètes et de fonds de soutien qui pourraient les aider à traverser cette crise. L’accès à des fonds de développement qui ne soit pas tributaires de l’implication d’un télédiffuseur a été soulevé par plusieurs comme une mesure pratique pour assurer la poursuite d’un travail créatif et significatif. 
  • Les répondants ont souligné que les pertes de nouvelles occasions, d’affaire difficiles à quantifier, sont aussi importantes que les pertes sur les projets en cours qui peuvent être documentées. Ils ont identifié la perte d’occasions de réseautage liées aux marchés, festivals et autres événements de l’industrie qui peuvent se traduire en perte de possibilités de travail. 
  • Un large éventail d’impacts émotionnels a également été évoqué, plusieurs étant liés à l’augmentation d’un stress financier et d’anxiété, tout comme des préoccupations pour les employés, les intervenants d’un film, les collègues et ceux qui leur sont chers.
  • Les répondants ont mis en lumière la nécessité de répondre aux besoins particuliers et d’offrir des ressources spécifiques pour les groupes racialisés, plus spécifiquement les cinéastes autochtones et noirs qui seront affectés de manière disproportionnée par cette pandémie 
  • Les répondants soulignent également le besoin de cohésion des parties prenantes de l’industrie qui doivent s’unir pour travailler à un plan de reprise qui tienne compte des conditions particulières de chacun.
  • Enfin, les répondants ont exprimé le désir que DOC puisse jouer un rôle de premier plan pour le partage de l’information, le maintien de la communauté et le développement des meilleures pratiques et des protocoles spécifiques au documentaire pour pouvoir travailler d’une façon qui respecte les lignes directrices de santé publique et qui garantisse la sécurité de chacun.

L'Association des documentaristes du Canada / The Documentary Organization of Canada est la voix collective des documentaristes indépendants du documentaire canadien. DOC est une association nationale à but non lucratif qui représente plus de 800 réalisateurs, producteurs et artisans partout au pays. DOC défend les intérêts de ses membres afin de favoriser un environnement propice à la production de documentaires et s'efforce de renforcer le secteur au sein de l'industrie plus large de la production cinématographique. 

 

Pour information :

Vincent LeClair

Coordonnateur de l'administration et des communications,

Association des documentaristes du Canada

vincent@docorg.ca 

 

Laura Atherton 

Coordonnatrice du communications et rayonnement

Association des documentaristes du Canada

laura@docorg.ca

 

Télécharger les résultats du sondage ici.

Télécharger un PDF du communiqué de presse ici.

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